1er MAI/ Un retour sur “Burning Country”

Organisé par Le Steki. - Partager cet évenement:


RETOUR SUR « BURNING COUNTRY »

À l’occasion des appels de l’Alliance du 1er mai révolutionnaire(qui donne rendez-vous à 12h pour un rassemblement place du Jeu de Balle dans les Marolles), et de Still Standing for Culture qui propose aux lieux culturels d’organiser des activités tout au long de la semaine du 30/04 au 08/05,
et alors que la Belgique évoque le rapatriement de certains enfants belges enfermés dans des camps syriens, Le Steki propose de prendre le temps de revenir sur l’ouvrage majeur « Burning Country. Au cœur de la Révolution Syrienne » de Leila Al-Shami et Robin Yassin-Kassab.

« Sous de nombreux aspects, la révolution syrienne est la révolution
sociale la plus profonde depuis l’Espagne des années trente. »
Robin Yassin-Kassab

Pour le 1er mai
Mise en ligne de l’enregistrement audio de la présentation du livre
qui s’est tenue en novembre 2019 au Steki
en présence de Leila Al-Shami.
Écoutable à cette adresse:
https://www.lesteki.be/tous-les-articles/burning-country

Jeudi 06 mai
de 17h-19h30
Arpentage du livre
Burning Country. Au cœur de la Révolution Syrienne
Éditions L’échappée, mars 2019
(sur inscription, sous réserve que le nombre minimal de personnes
inscrites soit atteint)

« Le cas syrien pose des questions cruciales à l’attention des
révolutionnaires de par le monde.
»
Burning Country

« Vous imaginez?!? Près de 400 conseils locaux ou provinciaux…
Autonomes et interconnectés dans les deux tiers du pays…
La moitié directement élus, et l’autre moitié pratiquant la démocratie
interne ou le consensus communautaire;
un réseau populaire très divers qui organise la vie quotidienne en zone
libérée pendant près de 5 ans.
Pour se soigner, s’alimenter, créer ses propres canaux d’information,
s’éduquer, construire une bibliothèque dans un abri souterrain comme à
Deraya, se fournir en énergie, soutenir les détenus et leurs familles,
laisser éclater son bouillonnement culturel et la pratique du débat, se
défendre contre l’armée de Assad, contre Daesh et contre les milices
équipées ou pilotées par l’Iran…
Vous vous rendez-compte?
S’il n’y avait pas ce fond islamophobe dans la quasi entièreté du
spectre politique occidental, le soutien international à ce mouvement
révolutionnaire inédit aurait eu une toute autre ampleur, et aurait
peut-être permis que ça ne se termine pas dans un bain de sang, sous les
bombes d’Assad, des russes, et sous le feu d’une dizaine d’autres
puissances étrangères. Cet écrasement du soulèvement s’est fait dans une
cacophonie médiatique brandissant les intrigues diplomatiques, la
“guerre contre la terreur” et la menace des “groupes extrémistes” à
chaque fil d’infos, pour couvrir le silence assourdissant qui répondait
aux appels à l’aide du peuple Syrien. Nous sous-estimons l’impact de ce
soulèvement sur celui qui agite les peuples occidentaux depuis 2011, du
mouvement des places jusqu’aux gilets jaunes.
»
Une commentatrice de la présentation du 9/11/19

« Les révolutions dans le monde arabe ont des leçons à nous donner sur
le formes d’organisation et de résilience dans un processus
révolutionnaire. Nous pourrions aussi apprendre des contre-révolutions
elles-mêmes si nous les analysions correctement.
Comment les pouvoirs en place cherchent à diviser pour rester maîtres du
jeu et surtout dissimuler leurs propres crimes ?
Comment des états – y compris des états qui semblent être opposés les
uns aux autres – s’entendent parfaitement pour écraser les rêves de
liberté ?
Sous de nombreux aspects, la révolution syrienne est la révolution
sociale la plus profonde depuis l’Espagne des années trente.
Et « la gauche » est passée à côté. (…)
 J’aimerai aussi qu’ils (les gauchistes) en apprennent plus à propos
des expériences de conseils en dehors du Rojava,
de ces conseils qui ne fonctionnent pas sous l’égide d’un parti unique,
et qu’ils leur témoignent également une solidarité critique.
»
Robin Yassin-Kassab

« Ici, le parti pris des auteurs est de redonner au récit populaire une
place centrale et de permettre ainsi de s’émanciper du prisme
hégémonique de l’information (description des expériences
d’auto-organisation révolutionnaires dans tous les domaines de la vie
quotidienne : santé, éducation, alimentation, énergie, etc. ; tensions
entre mouvement civil et milices rebelles ; explosion et foisonnement de
la vie culturelle, etc.) (…)
En effet, la richesse de ce livre, parmi tous les ouvrages qui
décrivent la situation syrienne, est de faire entendre une multiplicité
de voix, toutes confessions confondues, issues du soulèvement. Il met
également en perspective sa généalogie, son caractère singulier dans le
contexte des « Printemps arabes », ainsi que le rôle déterminant des
regards surplombants qui ont été portés, depuis ici, sur la situation
là-bas. (…) L’expérience populaire de la révolution syrienne, telle
que relatée dans Burning Country, a bien failli avoir raison d’un des
appareils sécuritaires les plus redoutés au monde – avant l’intervention
des puissances extérieures.
»
Préface par le collectif de traduction.

Sam 01 mai 2021
De 00:00 à 23:30